Pressés par notre curiosité bien naturelle, nous n'avons pas pris le temps de regarder ce qu'il y avait autour de cette maison. L'allée semble composée d'un mélange de terre, de sable et d'argile dirait-on. Elle fait le tour du jardin puis se divise en deux chemins, l'un va vers cet escalier qui a nous avait surpris tout à l'heure et l'autre se prolonge en s'éloignant de cette demeure. Une multitude de fleurs recouvre presque entièrement la pelouse, cela forme un assez bon mélange de couleurs et d'odeurs ma foi.
Mais pressons nous car les enfants sont déjà loin. Là nous avons un problème, lequel de ces chemins ont-ils pris ? Voyons un peu, à droite ce sont d'autres maisons, à gauche il y a beaucoup de monde mais je ne vois pas nos amis. Eh bien allons tout droit !
J'entends un aboiement, nous devons être sur la bonne route. Oui les voilà. Le chien s'en donne à cœur joie, il court dans tous les sens. Ses longs poils blancs ont beau lui cacher les yeux, ça ne l'empêche pas de retrouver ses nouveaux maîtres quand ils se cachent. Et il faut dire que les cachettes ne manquent pas ici.
Cette forêt ne ressemble à aucune de celles que je connais sur terre. Ces arbres ont l'air si vivants qu'on jurerait qu'ils vont parler ! Regarde ce platane par exemple, tu n'as pas l'impression d'entendre sa respiration ? Et cet autre là bas, je n'en crois pas mes yeux, ses branches se sont écartées comme pour nous tendre les bras ! Je ne suis pas très rassurée, mais que pourrait-il nous arriver ? Tu ne me laisses pas tomber hein ?
- Bonjour monsieur l'arbre, je vous trouve très beau vous savez !
- Merci, mais vous n'êtes pas mal non plus.
Ca par exemple, il a répondu ! Non c'est impossible les arbres ne parlent pas.
- En effet, je ne peux pas parler comme vous, j'utilise la télépathie.
- Vous voulez dire que nous pouvons correspondre par la pensée ?
- Bien sur, comme le font toutes les plantations de cette planète.
- Mon Dieu, l'herbe que je suis en train de piétiner alors ...J'en suis bien contente ainsi on saura toujours où se renseigner en cas de besoin au moins.
Mais on parle, on parle et nous avons reperdu nos jeunes amis. La forêt est grande et je ne voudrais pas qu'on s'y perdre. Retournons sur nos pas.
Vos commentaires